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| Trois
messieurs, Bartholoméus I, 2, et 3, se présentent successivement à l'improviste
chez Ionesco, au moment où celui-ci tente d'écrire une pièce. Critiques
et " docteurs en théâtre ", ils veulent à tout prix l'instruire,
lui inculquer les notions d'un " bon théâtre scientifique et populaire "
au grand dam de l'auteur. À la suite d'une discussion épique, la situation
s'envenime, jusqu'à ce que... |
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Ionesco
expose ici ses déboires avec les théoriciens et critiques du théâtre
de l'époque. Dans la pièce, un de ceux-ci déclare à l'auteur :
" .... Écoutez-nous Ionesco... nous vous voulons le plus grand
bien... nous voulons vous instruire... Les auteurs ne sont pas là pour
penser. Ils sont là pour écrire ce qu'on leur demande… N'étant pas
docteur, vous n'avez pas le droit d'avoir des idées... C'est à moi
d'en avoir. "
L'impromptu de l'Alma est une œuvre satirique emplie
de réflexions fines et pertinentes sur la bêtise des pseudos intellectuels.
Avec la représentation de cette pièce, en 1956, Ionesco prend part
au combat qui opposera les tenants du théâtre de l'absurde et les émules
français du théâtre brechtien soi-disant " de gauche ". |
Elizabeth Albahaca qui nous a donné, en 1997, Le Procès
de Kafka, nous fait découvrir une œuvre peu connue de Ionesco. Inspirée
sans doute par sa formation en mime et en danse - à l'École de mime
de Jacques Lecoq et avec la danseuse américaine Winifred Winnerer -
Elizabeth Albahaca accorde sa faveur à un travail d'acteur vigoureusement
corporel et imaginatif. Collaboratrice de Jerzy Grotowski de 1970 à
1981, en tant qu'actrice, elle s'établit à Montréal en 1982. Avec Le
Groupe de la Veillée, elle joue, en 1992, dans Le Retour
de Pinter et Amerika de Kafka et dirige des ateliers
de travail vocal au Studio de formation de la compagnie. Elle réalise
également plusieurs mises en scène au Venezuela dont Mademoiselle
Julie de Strindberg et Les Démons d'après Dostoïevski.
Ses créations en espagnol du Procès de Kafka et du Roi
se meurt de Ionesco, présentées respectivement à Caracas en
1993 et en 2000, obtiennent chacune le Prix de la critique pour la
meilleure mise en scène de l'année. |

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