PRODUCTION INVITÉE

CO-PRÉSENTATION DU GROUPE DE LA VEILLÉE
DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE (FIL)
DE SCÈNE INDÉPENDANTE CONTEMPORAINE (SIC)

extinction

26 SEPTEMBRE > 1er OCTOBRE 2011

D’APRÈS THOMAS BERNHARD

Avec Serge MERLIN
Traduction Gilberte LAMBRICHS
Adaptation Jean TORRENT
Réalisation Alain FRANÇON et Blandine MASSON
Avec l’aimable autorisation de Peter FABJAN
Production Scène Indépendante Contemporaine (SIC)

Créé en France en mars 2010, la présentation exceptionnelle de ce spectacle à Montréal est née du désir fervent et commun de La Veillée, du FIL, du directeur du théâtre de la Madeleine et enfin, de l’interprète lui-même, de faire entendre ce texte percutant au public québécois.

Thomas Bernhard retourne ici sur son passé difficile, celui de sa famille détestée qui s’est compromise avec les nazis. « Le narrateur se livre donc à une entreprise de liquidation en bonne et due forme où la haine et l'humour culminent, et l'exagération aussi, puisque « l'art d'exagérer est à mon sens l'art de surmonter l'existence », comme l'écrit Bernhard.

« Tour à tour, ce voyage introspectif se fait tendre, drôle, sarcastique, féroce. La voix de Serge Merlin-Thomas Bernard sait si bien réveiller les images, les peindre d'une inflexion, d'un roulement de gorge, tantôt voix de stentor vociférant de rage, charmeuse, conteuse, ou retenue, fragile, devenant soudain une voix de vieillard d'un autre temps. » Propos de Sylviane Moukheiber


Notes sur Thomas Bernhard

Né le 9 février 1931 à Heerlen (Pays-Bas) et mort le 12 février 1989 à Gmunden (Autriche), Thomas Bernhard est un écrivain et dramaturge autrichien. Une enfance à Salzbourg auprès de son grand-père maternel, au temps du nazisme triomphant, marque le début de l'enfer pour Thomas Bernhard. Suite à l'Anschluss en mars 1938, il est envoyé dans un centre d'éducation national-socialiste en Allemagne puis placé dans un internat à Salzbourg où il vivra la fin de la guerre. Atteint de tuberculose, Thomas Bernhard est soigné en sanatorium, expérience qu'il inscrira dans sa production littéraire. Il voyage à travers l'Europe, surtout en Italie et en Yougoslavie puis revient étudier à l'Académie de musique et d'art dramatique de Vienne ainsi qu'au Mozarteum de Salzbourg. Son premier roman Gel lui vaut l'obtention de nombreux prix et une reconnaissance internationale. Par la suite, Thomas Bernhard se consacre également à des œuvres théâtrales. En 1970, Une fête pour Boris remporte un grand succès au Théâtre allemand de Hambourg. Paraît ensuite, entre 1975 et 1982, un cycle de 5 oeuvres autobiographiques : L' Origine, La Cave, Le Souffle, Le Froid et Un enfant. En 1985, Le Faiseur de théâtre, véritable machine à injures, fera scandale. En 1986, il signe son grand roman Extinction, ultime critique de l'Autriche et des Autrichiens. Mais c'est avec Heldenplatz, sa dernière pièce, que Thomas Bernhard s'attirera le plus d'ennuis, dénonçant une fois encore les vieux démons de son pays : l'hypocrisie et le fanatisme d'une société toujours aux prises avec le national-socialisme. Thomas Bernhard meurt trois mois après la première. Dans son testament, il interdira toute représentation de ses pièces de théâtre dans son pays natal.

Source : Evene.fr



Qui est Serge Merlin ?

De ses premiers rôles sur les scènes parisiennes des années 50 jusqu'à celui de Hamm dans Fin de partie de Samuel Beckett qu'il interprétait récemment, au théâtre de la Madeleine, le chemin de Serge Merlin est pavé de pépites qui jalonnent un demi siècle de théâtre où il fréquenta de grands textes auprès des plus grands. D'Albert Camus à Matthias Langhoff, de Wajda à Chéreau, des poètes comme Antonin Artaud à des irréductibles comme Thomas Bernhard. Cependant Serge Merlin n'est pas une star - un mot qui, au demeurant, ne fait pas partie de son vocabulaire -. Il est mieux que cela : un acteur d'exception, un être incandescent. Dont le grand public ignore souvent le nom mais non le visage : lui qui se fait rare au cinéma (une vingtaine de films tout de même) est ce voisin étrange de l'héroïne du film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Le théâtre plus que tout, l'habite. « Faire du théâtre c'est se détruire au front de la lumière que l'on atteindra jamais » dit-il.

Source : France Culture



Extraits de la critique d’Extinction en France

« Il faut courir toutes affaires cessantes pour voir ce stupéfiant voyage [... ] .» Le Monde

« Serge Merlin […] est l'un des plus immenses poètes des plateaux de ce temps. Il est hallucinant et profond, le personnage peut être furieux, lui, il n'est que douceur et délicatesse. » Le Figaro

« Surtout, ne pas rater ce formidable moment de théâtre, où la voix du comédien et celle de l'écrivain s'épousent pour ne faire plus qu'un. Entre force et fragilité, Serge Merlin incarne Thomas Bernhard avec la plus grande humilité et la plus belle justesse. Un pur instant de grâce, au croisement de la littérature et du théâtre. » Artistikrezo.com



Le roman Extinction est publié aux éditions Gallimard. Thomas BERNHARD est représenté en France par l'Arche éditeur - agent théâtral.

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