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Production du Groupe de la Veillée
7 au 25 septembre 1999
Les Démons
d'après Dostoïevski
Adaptation et mise en scène de Téo Spychalski
Avec François Grisé, Patrice Savard, Stéphane Séguin, Gérald Gagnon, Sonia Auger-Guimont, Carmen Jolin, Marie-Claude Langlois, Marina Lapina, Gabriel Arcand, Claude Lemieux, Stéphane Cheynis, Stanislav Kholmogorov et Daniel Desputeau
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Dans une petite ville de l'empire tsariste se joue une conspiration politique. La poignée d'agités qui la fomentent se réclament de la révolution.
En parallèle au complot qu'ils organisent, intrigues et rencontres se nouent, autour d'une figure centrale, Nikolaï Stavroguine. Sa beauté énigmatique, son charisme soulèvent des passions qui engloutissent ceux et celles qui s'en éprennent.
Le roman Les Démons est considéré comme le plus visionnaire des romans politiques en raison de sa vision prophétique des atrocités du terrorisme et de la Russie bolchevique. Pour l'écrire, Dostoïevski s'est inspiré d'une affaire qui a défrayé la chronique russe de l'époque : l'exécution d'un étudiant par un révolutionnaire nihiliste, membre d'une société secrète.
À la trame politique du roman s'entremêlent les intérêts et les passions, souvent individualistes, d'hommes et de femmes qui ont des aspirations patriotiques ou religieuses, qui s'aiment et se désirent, ou qui se détestent.
Ils vivent dans l'ambivalence, entre grandeur et petitesse. Paysage en échantillons d'une société en crise.
La critique
Solange Lévesque, Le Devoir :
« Intense et fort, le spectacle nous invite à un formidable voyage au coeur de la conscience et de l'âme. On a l'impression que les personnages sont créés à mesure par le texte. Philosophie et émotion s'épousent [...]. La pièce est menée avec vigueur et fraîcheur, avec cette qualité d'impromptu, de spontanéité qui réussit à évoquer la vie sans l'imiter. »
Raymond Bernatchez, La Presse :
« L'art théâtral avec un grand A. En terme de jeu, il est impossible d'aller plus loin. En quête de l'ultime note de jeu, ces acteurs vivent leurs personnages au temps présent en faisant abstraction de toute autre réalité. Une parfaite cohésion [...]. Chacun des 13 acteurs est à sa place et à son affaire [...] ils nous font, par une sorte de bonne fortune, bénéficier d'un talent remarquable. »
Saison 1999-2000
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